Sortie Apnée Boulouris 2025
Quatre jours hors du temps – apnée à Saint-Raphaël, juin 2025
Chaque année, le stage d’apnée de quatre jours, avec une vingtaine de membres du club, est un moment d’évasion. Pas seulement pour les mètres gagnés en profondeur ou les techniques affinées, mais pour tout ce qui se passe autour : les liens, les rires, et cette sensation rare de vivre pleinement, ensemble, hors du cadre habituel.


Juin 2025, direction Boulouris / Saint-Raphaël. C’est un plaisir de retrouver les membres du club ailleurs qu’au bord du bassin. Les visages sont les mêmes, mais les échanges prennent une autre dimension. On prend le temps. On partage autrement.
Pour commencer, moment de détente au bord de la piscine.


Mais le cœur du stage reste évidemment la mer.








Dès les premières mises à l’eau, la magie opère. Descendre dans le bleu, juste soi, sa respiration, et cette sensation incomparable de glisser lentement vers le fond. Parfois, à une vingtaine de mètres, le pied posé sur le poids au bout de la corde, le temps semble suspendu. Le regard se perd dans l’immensité, croise quelques bancs de poissons curieux et, en arrière-plan, les bulles des plongeurs qui remontent en colonnes scintillantes, comme un monde parallèle.







Les explorations ponctuent ces moments suspendus avec un passage sous une arche, ou encore la visite d’un voilier coulé quelques semaines plus tôt, qui donne aux descentes une dimension presque irréelle.


Parmi les scènes marquantes, Daniel en exploration, toujours calme, toujours attentif, qui joue avec un poulpe, dans une interaction douce et respectueuse, avant de le montrer à des enfants venus faire leur baptême en bouteille dans la même crique.
Les trajets en zodiac représentent la porte d’entrée vers le monde du silence. Cheveux au vent, sel sur la peau, rires portés par le bruit du moteur, et ce pilote, très revêche, qui a peuplé ce séjour d’anecdotes que l’on raconte ensuite avec le sourire.




Ce qui rend ces expériences encore plus riches, c’est l’ambiance entre apnéistes. Chacun partage ses astuces, ses ressentis, ses petites victoires. Il n’y a pas de compétition, juste une envie collective de progresser et de lâcher-prise. Les plus expérimentés accompagnent naturellement les autres, et l’on progresse presque sans s’en rendre compte au fil des descentes.
Daniel et Philippe incarnent cet esprit : leur patience, leur disponibilité, toujours justes dans leurs retours, ils savent trouver les mots pour rassurer, ajuster, faire progresser. Leur encadrement crée un cadre à la fois sécurisant et motivant. Tout cela complété par des étirements au bord du quai, un atelier auto-hypnose avec Sylvie, et un atelier compensation à renfort de ballons à la résidence.



À terre, le soir, tout le monde se retrouve autour du dîner, rythmé par les matchs de Roland-Garros. Entre deux discussions, un revers le long de la ligne ou une balle de break viennent ponctuer les échanges.
Et puis il y a ces moments plus silencieux : les lumières du coucher de soleil qui enveloppent la résidence d’une douceur presque irréelle; cette fatigue physique mêlée à un calme mental profond; ce sentiment de bien-être qui s’installe, discret mais durable.
Quatre jours, finalement, c’est court, mais c’est suffisant pour se reconnecter à l’essentiel : le corps, le souffle et les autres. Et en repartir avec une seule envie : recommencer.

Maëlle


