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Plongée loisir à Saint Raphaël 2007

du 28 avril au 1 mai 2007

Photos d’Alain VALES

Pour cette sortie, chacun devait prendre le voyage à son compte. Franck et moi avions décidé de faire le trajet ensemble. Notre départ de la gare de Lyon était prévu à 13h50 . Un problème de fermeture des portes a retardé le départ de plus de 30 minutes. Pendant l’attente, une femme vient s’assoir près de nous à la place 86.  3 minutes après, une autre femme cherche la place 86. Après vérification chacune confirme à l’autre, qu’elle dispose bien de la place 86 pour ce voyage vers Saint Raphaël. La première s’aperçoit alors que son billet vaut pour la semaine prochaine. Ayant réservé sa place par internet, elle s’est trompée d’une semaine. Elle décide de ne pas bouger et compte sur l’indulgence du contrôleur. Il y a suffisamment de places libres. La dernière arrivée prend un autre siège. Le train démarre vers 14h30. Vers 15h40, le contrôleur passe et vérifie les billets. Il poinçonne consciencieusement tous les billets et s’éloigne petit à petit. Je me penche vers Franck et lui dit « je ne pense pas que la médecine du travail de la SNCF remplisse pleinement  son rôle. »  « Serais-tu en train de me dire que ce monsieur a un problème de vue » me répond Franck. J’opine du chef en observant notre voisine visiblement soulagée d’avoir eu affaire à un presbyte. C’est vrai, elle aurait pu   tomber sur un casse-couilles. Je ne voudrais pas ternir la réputation de cette entreprise que le monde entier nous envie. Aussi avant de quitter le train en gare de Saint Raphaël, j’ai demandé à ce contrôleur s’il avait toujours fait ce métier. Il m’a répondu que non: il était aiguilleur mais il vient de changer de voie. Finalement comme  contrôleur, il a fini par percer. Cette anecdote en a rappelé une autre à Franck. Un collègue de petite taille (moins d’un mètre quarante) raconte un jour à son épouse qu’il avait souhaité rentrer à la SNCF. Il n’avait pas été retenu car à l’époque pour intégrer la SNCF, il fallait satisfaire à certains critères physiques. Il a fini par avouer qu’il avait des problèmes de vue. Force est de constater que ces critères se sont assouplis.

Vendredi en quittant la gare de Lyon en début d’après-midi, je pensais dîner à Saint Raphaël en tête-à-tête avec Franck. Que nenni ! Il y avait des spectateurs. Douze plongeurs ont assisté à ce repas, En effet, nous étions 14, sur 23, à avoir choisi d’arriver ce vendredi soir au Nouvel Hôtel au lieu du samedi matin. Nous n’avions pas réservé le dîner à l’hôtel, Nous sommes donc tous partis manger dans une pizzeria surchauffée. C’était sympathique de nous retrouver pour ce dîner et voir ces visages hors de l’atmosphère javellisée de la piscine. Tous les autres repas seront pris à l’hôtel et je dois dire que c’était très bien ainsi car l’accueil et la cuisine sont irréprochables.

Samedi matin, les 9 autres plongeurs nous ont rejoint au petit déjeuner dans la salle de restauration du Nouvel Hôtel. Comme pour nous la veille, Brigitte et Pierre les accueillent et distribuent les chambres suivant une répartition établie à l’avance par Phiphi. Je l’ai déjà écrit mais j’insiste: la répartition des chambres est un exercice délicat. Il y a les vieux couples qui s’imposent. Comme dans d’autres domaines, il y a Rolls et Royce, Panhard et Levasseur, Moët et Chandon, Jacob et Delafon, Roux et Combaluzier,… Parmi ceux qui étaient présents, nous avons Nathalie et Didier, Cathou et Phiphi, Danny et Totof, des valeurs sures qui permettent de gagner du temps. Après il y a les nouveaux couples: Alain et Florian par exemple. Il paraît que l’un est le supérieur de l’autre. Je parle de situation professionnelle pas de position dans l’intimité. Cela ne nous regarde pas. Comme le fait que ce soient deux agents secrets qui viennent s’entraîner incognito. C’est pour ça qu’ils ont toujours des lunettes noires, voire un masque. Ensuite il faut réunir des personnalités par rapport à des critères objectifs (l’âge, le sexe, le niveau sonore émit par le sujet la nuit,….) et subjectifs (les goûts pour la littérature, la peinture, la musique, la sexualité, ….).

Pour ce qui nous concerne, Franck et moi, on nous avait associés avec Philippe F. Un grand type, au physique de 3éme ligne de rugby, très encombrant au sens proche mais pas au sens figuré. Quand je dis encombrant, c’est comme … une armoire normande, debout dans une chambre d’hôtel c’est pratique mais couchée….Il a le même  nom qu’un grand oiseau qui vit en groupe au bord des grandes étendues d ‘eau. Mais pour le faire décoller notre oiseau, il faudrait la puissance d’Ariane V. Quoi qu’il en soit, Franck était venu avec un petit appareil, genre de gadget à la James Bond, capable de faire agenda, micro-ordinateur, lecteur de musique, réveil, calculatrice, appareil photo et accessoirement téléphone. Ça ne fait pas le café, c’est nul. Le vendredi dans la soirée, Franck et moi avons choisi la musique pour le réveil du lendemain. Je ne peux vous décrire la tête de Philippe le samedi matin. Il faut savoir que le gadget de Franck, tel qu’il était programmé, mixe le morceau de musique choisi avec le vibreur qui, à moins d’une chance extraordinaire, n’est pas dans le rythme de la musique. Le titre choisi était un morceau de Jean-Michel Caradec, que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître. Et c’est vrai que , quand on est pas prévenu, du  Caradec remixé avec une boîte à rythme pas dans le rythme, à 7h du matin ça met de mauvaise humeur. Ensuite nous avons entamés une conversation qui nous a emmenés de Herbert Léonard à Julien Lepers en passant par l’histoire de l’aviation, russe notamment, dont Herbert Léonard est un spécialiste. À force de parler de grands auteurs, j’ai proposé  à mes 2 coturnes de leur dire chaque matin un proverbe ou une citation d’un auteur. Le dimanche matin, après le réveil sur une musique de Queen , « we will rock you », j’ai lu une citation de Muriel Cerf: « Nous sommes ceux que nous avons perdus » tirée du livre intitulé « Bertrand Cantat ou le chant des automates ». Lundi matin, avant notre plongée sur le Rubis, la sonnerie était des Beatles, « Yellow Submarine », et la citation, soufflée la veille par Carol, proverbe médical d’un prédécesseur d’Ambroise Paré,  était : « si tu as le cul qui te gratte le soir, tes doigts sentent mauvais le matin ». Finalement c’est comme pour le son, ce qui est digital n’est pas forcément meilleur. Enfin mardi matin, après la chanson « ma petite fille de rève » de JM Caradec, la citation était: « Il n’y a que 2 âges, l’éveil, inséparable de la maturité et l’affaiblissement qui précède la mort » tirée de « Mémoires d’un architecte » de Fernand Pouillon. On voit là que l’auteur rapproche la maturité de l’éveil alors qu’elle est souvent  associée à la dernière partie de la vie. On peut donc se demander si…. Bon, bon et la plongée dans tout ça ! Ah oui !

C’est facile à décrire tellement c’était bien. Soleil et mer calme tous les jours. Température extérieure entre 20 et 25 degrés. Température dans l’eau 15-16°. Visibilité excellente. Les sites de plongées, que certains d’entre nous avaient déjà fait, étaient super. Le centre de plongée « Aventure sous-marine » est dirigé par Didier, assisté par Karim notamment. Il est équipé d’un bateau spacieux et confortable. Le site internet du centre nous invite à découvrir la Méditerrannée « dans une ambiance de bonne humeur et de convivialité ». Bonne humeur et convivialité étaient au rendez-vous ainsi que rigueur et sécurité. Tous les ingrédients étaient réunis pour faire de belles plongées.

Samedi, plongées de remise en forme, tranquilles, sur « les pyramides » et « l’île d’or ». Dimanche matin « les cigales » et « le lion de mer » l’après-midi. Lundi, Didier nous a proposé de faire une journée complète sur et dans l’eau avec pique-nique au déjeuner (préparé par Brigitte et Pierre). Au départ, sur le quai, nous laissons Danny qui, souffrante, rentre à Paris. Au programme de la matinée nous avons eu, pour les plongeurs autonomes, une plongée sur le Rubis. C’est un sous-marin coulé par la marine nationale en 1958 pour servir de cible. C’est une plongée magnifique. Nous avons bénéficié d’une très bonne visibilité. L’arrivée sur l’épave est presque féérique. La vieille carcasse apparaît après une bonne vingtaine de mètres de descente le long d’un bout. D’abord une masse sombre et allongée, puis au fur et à mesure de l’approche, les détails apparaissent. Nous avons découvert sur  l’épave beaucoup de vie (voir les photos des spécialistes). Nous avons fini la journée sur « le lion de mer ». Cette journée aura marqué les mémoires. Celle de Nathalie sûrement. Elle restera sur le pont toute la journée sans pouvoir plonger. C’est dur la vie d’une plongeuse qui a le mal de mer. Lundi soir après l’apéro, avec Brigitte et Pierre, Totof nous a présenté une petite projection, un montage d’images court, pour faire de l’initiation à la biologie. C’était suffisamment succinct et clair pour intéressé tout le monde. Ensuite nous avons vu une sélection des meilleures photos prises depuis samedi. Un agréable moment d’échanges entre les spécialistes de la bio, et ils étaient nombreux, et les autres. Mardi matin, départ pour certains, plongée pour les autres. Ensuite déjeuner puis bagages. Chacun a pu, à son rythme, en fonction de l’heure de départ, ranger ses affaires et remercier Brigitte et Pierre pour leur accueil. Si tout va bien, les plongeurs bio reviennent en septembre. Je piaffe d’impatience. N’hésitez pas à vous inscrire si ça n’est pas déjà fait !

Je voudrais remercier tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette sortie, les organisateurs bien sûr et les plongeurs aussi. Je me permettrai d’attribuer une mention spéciale à 2 plongeuses qui m’ont permis de réaliser 2 premières: Carol avec qui j’ai eu le plaisir de plonger seul et Cathou avec qui j’ai plongé pour la première fois.

Bruno RONCIERE